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Si la notion d’excellence opérationnelle se retrouve dans certaines méthodes de management et, plus généralement, dans toutes les démarches de qualité globale, elle est de plus en plus indissociable de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.

«Afin d’améliorer leur compétitivité et d’augmenter leur productivité sur les marchés internationaux, les entreprises industrielles doivent plus que jamais envisager l’avenir sous le signe du digital et consacrer leurs efforts dans la transition vers l’Industrie 4.0» n’a pas manqué de rappeler Sasha Baillie, la CEO de Luxinnovation, oratrice invitée en ouverture de ces «Rencontres de l’excellence opérationnelle» qui se sont tenues à Mamer le jeudi 21 mars dernier.

«Ce terme exprime à lui seul l’importance capitale de la digitalisation dans la chaîne globale de l’outil de production et la capacité de chacun des acteurs concernés à pouvoir être beaucoup plus réactifs face aux demandes toujours plus spécifiques et toujours plus urgentes du marché», a-t-elle précisé.

Optimisation

Message reçu à 100% chez Ceratizit, le groupe d’envergure mondiale (9.000 employés répartis sur 34 sites dans le monde) actif dans le développement et la production de solutions en carbure. Depuis 5 ans déjà, il s’est lancé dans la mise en œuvre d’un certain nombre de projets, avec comme idée de faire en sorte que les besoins du client final se traduisent dans toutes les étapes de la chaîne de valeur et d’optimiser chacune de ces étapes.

«Nos initiatives en matière de digitalisation ont poussé comme des champignons, mais de manière très peu coordonnée», a expliqué Frank Thomé, membre du Directoire de Ceratizit. «Nous en avons identifié 70! C’est pourquoi nous avons fait appel à un consultant afin de structurer le tout, en ayant pour objectif de devenir le leader de la digitalisation dans notre domaine de compétences: celui de la production d’outils en carbure.»

En s’engageant dans cette démarche, la société a joué sur plusieurs tableaux : l’amélioration du sales & operation planning, l’augmentation de la fiabilité, la réduction des temps de livraison, la hausse de l’efficacité et de la qualité et, en toute logique, l’amélioration de la satisfaction du client et des employés.

 

 

Les gens, plus que la technologie

Une fois l’ensemble des projets identifiés et répertoriés, une «digital roadmap» a été établie, à l’horizon 2025, en regroupant ces initiatives par catégories : business models, produits et services avec, par exemple, l’identification de produits par un code-barres afin pour leur traçabilité; digital customer interaction avec, par exemple, la possibilité de designer et configurer des pièces en ligne avant de passer une commande directe; ou encore digital primary value chain (mesurages qualité tout au long de la chaîne de production, système de planification pour l’utilisation de la matière première afin de réduire les temps de production et optimiser les stockages sur les différents sites à travers le monde…), jusqu’à la mise en œuvre d’«automated guides vehicles» qui vont aller chercher les pièces terminées ou bien lancer de nouvelles commandes.

«Cela a nécessité, aussi, de modifier nos infrastructures afin de rendre nos machines et nos hangars accessibles pour ces véhicules», précise M. Thomé, qui tient toutefois à repositionner l’ensemble de ces projets dans une dimension plus humaine: «Le plus grand challenge, ce n’est pas la technologie, mais ce sont les gens, car ils doivent souvent accepter de travailler d’une autre façon et de remettre en question ce qu’ils ont toujours fait jusqu’alors. »

Crédibilité financière

Frank Thomé met également en garde contre une approche qui pourrait être faussée dès le départ: «La digitalisation n’est pas un but en soi. On ne le fait pas pour le faire, mais pour augmenter le succès économique et créer de la valeur ajoutée. Il convient alors d’avoir une approche très agile et d’apprendre à s’améliorer. Et surtout, éviter de faire de la digitalisation de mauvais processus, car cela ne ferait qu’aggraver le problème. »

Des convictions partagées par Emmanuel Gay, associé du cabinet de conseil Resultance, spécialisé dans l’amélioration de la performance opérationnelle: «les femmes et les hommes qui composent les entreprises resteront la clé de voûte de tous ces projets de transformation, c’est pourquoi il est essentiel d’accompagner le changement associé à ces refontes des processus. Au-delà de cette dimension humaine, nous essayons d’apporter une crédibilité financière aux projets en réalisant des business case détaillés, chiffrés, basés l’amélioration des performances. La digitalisation doit créer de la valeur pour l’entreprise, ses employés et ses clients».

Ces rencontres de l’excellence opérationnelle se sont terminées par la visite du site de production de Ceratizit à Mamer.

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