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LeudelangeIl aurait pu être agriculteur, dans la lignée de ses ancêtres. Mais Aloyse Hentgen, né en 1894, choisit – comme ses deux frères aînés – de faire des études de droit. Au lendemain de la Première guerre mondiale, il participe, comme 32 autres personnes, à la création – le 29 février 1920 – de La Luxembourgeoise, Société Anonyme d’Assurances et de Placements, dans le but de contribuer au redéveloppement économique du pays. L’entreprise démarre ses activités dans la banque et l’assurance non vie, ne s’occupant d’assurance-vie qu’à partir de 1937.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la société est dissoute par l’occupant allemand en 1941, alors que Aloyse Hentgen et son fils, Robert, alors en terminale à l’Athénée, sont déportés en Allemagne. Ils échappent par miracle aux camps de concentration.

À la libération, les affaires reprennent rapidement, grâce au zèle des employés non arrêtés ou déportés qui prennent immédiatement les premières mesures nécessaires à un tel redémarrage. L’entreprise est ainsi reconstituée et l’Office du Séquestre se charge de redistribuer et répartir les clients, un à un, entre La Luxembourgeoise et son concurrent luxembourgeois Le Foyer.

Transitions

En 1948, Aloyse Hentgen entre au gouvernement de Pierre Dupong en tant que ministre des Affaires économiques et de l’Agriculture. Il interrompt donc son mandat à La Luxembourgeoise, alors que son fils Robert y est entré en fonction en 1947, après ses études de droit.

Victime d’une attaque cérébrale, il quitte cependant ses fonctions au gouvernement en septembre 1950 et revient dans l’entreprise où, jusqu’à son décès en 1953, il prépare la transition avec Robert. Jeune trentenaire, ce dernier se retrouve donc bien vite seul à la tête de l’entreprise. Il y restera jusqu’en 1989.

Tout au long des années 50 et 60, portées par le contexte général favorable, les deux activités de La Luxembourgeoise se développent bien, mais la loi du 6 septembre 1968 concernant le contrôle des entreprises d’assurances la contraint à abandonner progressivement son pôle bancaire à partir de 1970. Cette activité se retrouve dans La Banque du Benelux – La Luxembourgeoise, reprise par la banque Suez en 1970.

Cette même année, la compagnie d’assurance investit son nouveau siège social en plein centre-ville, dans la rue Aldringen. Le bâtiment sera le théâtre d’événements parfois très particuliers, comme le jour où un cocktail molotov est jeté dans l’entrée, par des manifestants automobilistes protestant contre les hausses de tarification des assurances auto.

En 1986, Robert Hentgen devient président de La Luxembourgeoise (laissant alors la direction générale à Gabriel Deibener), alors que son fils Pit choisit de commencer sa carrière dans une banque, avec l’assentiment de son père. Il y connaît notamment le krach boursier d’octobre 1987 qu’il avait lui-même prédit dans ses analyses.

Nouvelle image, nouveau nom

Gabriel Deibener et Pit HentgenTout en poursuivant sa carrière à l’extérieur de La Luxembourgeoise, notamment à la BGL, Pit Hentgen entre dans son comité de gérance en 1988, avec son cousin François Pauly, fils de Jules Pauly, ancien directeur de l’Arbed et lui-même membre du conseil d’administration de l’entreprise depuis plus de 10 ans.

Le départ-surprise de Gabriel Deibener rebat les cartes et en 1995, Pit Hentgen, alors âgé de 34 ans, se laisse convaincre de prendre la relève en tant que directeur général, d’abord en binôme avec son père, puis en solo à partir de 1998.

Les crises qui suivent les attentats du 11 septembre 2001 à New York ou le krach économique et financier de septembre 2008 mettent les compagnies d’assurance à rude épreuve. Mais la prudence dans les modes de gestion et un certain sens de l’anticipation permettent à La Luxembourgeoise de passer les écueils sans trop de souffrance, au prix de certaines décisions radicales et de réorientations d’investissements bienvenues.

Poussé à abandonner son bâtiment quasi historique de la rue Aldringen, alors que se profile le gros projet urbanistique de l’îlot commercial Royal-Hamilius, La Luxembourgeoise quitte, pour la première fois de son histoire, le périmètre de la ville et installe son nouveau siège social à Leudelange en 2011.

Elle profite de l’occasion pour adopter une nouvelle identité visuelle et un nom raccourci en Lalux, assorti du slogan «meng Versécherung» («mon assurance») qui exprime la continuité avec la proximité, l’écoute et le dialogue qui l’ont toujours caractérisée

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